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BALMAIN s’envole dans la stratosphère

Cette fois-ci c’est officiel, Balmain assoit son règne. Olivier Rousteing vient de nous livrer une performance incroyable en repoussant toutes ses limites artistiques. Le jeune couturier ne cesse d’élever Balmain, années après années, et parvient à se rendre indispensable. Indispensable à la visibilité de cette dernière. Cette nouvelle décennie risque de définitivement inscrire le jeune designer dans le panthéon de la mode alors même que la précédente l’y a fait entrer.

Après une année 2019 riche en projet et en émotion avec la sortie au cinéma de son documentaire Wonderboy, Olivier Rousteing entre dans les années 2020. Une entrée telle le coup de canon d’un homme qui est en train de devenir un mastodonte de la mode. Balmain ne joue plus dans la cour des petits et commence même à faire de l’ombre aux plus grands.

Le jeune directeur artistique ne cherche pas l’ADN Balmain, il l’étend, le réinvente, l’élargit et l’embellit. La repositionne sur l’échiquier en poussant la reine en avant. Echec et Mat !

Automne-hiver 2020 : Olivier Rousteing « le grand »

Cette saison, Balmain vient instantanément éliminer la concurrence. Avec un défilé de 20 minutes et 79 silhouettes, Olivier Rousteing ne fait définitivement plus dans la demi-mesure. Il fait dans la démesure.

Et c’est une réussite !

Sur une série de musique made in 80s, Balmain n’innove pas sur sa bande son mais le plaisir est toujours là. C’est festif, fashion, entêtant et l’hommage aux années préférées du jeune créateur est à nouveau de la partie. Balmain ne s’éloigne donc toujours pas de la pop culture… et ça lui va si bien !

Dans une athmosphère épurée au jeu de lumière à la fois sombre et flanboyant, un groupe de silhouettes apparaissent. C’est la femme Balmain dans la veste à bouton emblématique de la maison, avec sa démarche assurée et son allure puissante. Le sol semble trembler sous les coups de talons. Oui, ce sont bien les souliers vers lesquels nos yeux sont attirés dans l’act 1 du défilé.

Un défilé assuré pour un délice visuel

Mais très vite, Balmain donne le ton. Cette saison, pas de place à la monotonie. Olivier Rousteing dresse plusieurs tableaux et revisite les codes de la maison tout en y ajoutant des nouveaux. On apprécie le retour au source avec une série de tenues brodées or et rouge pour nous rappeler à quel point Balmain manie le luxe et l’opulence. Les blazers à épaules (très) larges sont aussi présents et nous démontre que la silhouette Balmain ne vieillit pas… elle se cristallise !

Balmain : Collection Automne-hiver 2020-2021

La rédaction ne peut s’empêcher de souligner les incroyables capes beiges dont la coupe et la matière illuminent la collection et apporte une véritable bouffée d’air frais. Les touches de cuir apporte un lot de sexy et d’assurance tandis que les cuissardes lourdes réinventent la démarche d’une femme assurée. L’allusion à une femme Balmain prête à entrer dans l’hippodrome de la mode permet à Olivier Rousteing d’apporter une touche masculine à ses tenues. Un délice visuel !

Après un défilé homme où un corset de cuir comme sculpté dans la roche avait fait sensation, Olivier Rousteing réitère l’expérience et pare la femme de ce drapé luisant et solide. Comme un hommage à l’art greco-romain dans une mode où la matière peine parfois à se réinventer. C’est rouge, c’est noir, c’est flamboyant !

Balmain signe une collection magistrale !

C’est un véritable tour de maître qu’Olivier Rousteing vient de réaliser. Grâce à des coupes parfaitement maîtrisées, de véritables réussites stylistiques et une silhouette Balmain de plus en plus affirmée, le jeune directeur artistique continue sa trajectoire hors norme. Comme un Karl Lagerfeld devenu indispensable pour Chanel et Fendi, Olivier Rousteing semble s’inscrire toujours plus chez Balmain.

Cette saison, plus que jamais, Balmain signe et s’assoit… tout en haut !

Note de la rédaction : 9/10